Souvent négligée, l’isolation des combles est à prendre en compte, dans les travaux d’optimisation énergétique de la maison. Depuis l’entrée en vigueur, en 2013, des dispositions du Grenelle de l’environnement relatives à l’isolation des biens immobiliers, des normes ont été édictées en ce sens. Bien les connaître et comprendre les modalités pratiques de leur application permet de réaliser correctement l’isolation des combles. Responsables de 25 à 30 % des déperditions thermiques, elles requièrent une attention particulière, pour éviter des travaux d’isolation aux effets nuls. Ci-dessous l’essentiel de ce qu’il faut savoir concernant les normes environnementales d’isolation des combles.

La norme environnementale RT 2012

Le RT Grenelle 2012 est une disposition concernant les bâtiments neufs ou des parties neuves d’un bâtiment ancien, pour la réalisation d’économie substantielle d’énergie. Basée sur le label BBC-effinergie, elle a pour objectif la réduction de la consommation énergétique des habitations. Ce qui, à terme, devrait permettre de limiter cette consommation à 50 kWh/m◊.an. Cet objectif devrait être atteint grâce à la conception des bâtiments nouveaux et rénovations effectuées sur les anciens bâtiments. Ce qui suppose la prise en compte de précautions bioclimatiques, notamment la pose d’isolants à tous les niveaux de déperdition de chaleur.

Comment isoler les combles ?

Selon l’espace disponible dans la maison, les combles peuvent être aménagés ou non. Quel qu’en soit le cas, leur isolation s’impose, pour éviter d’importantes déperditions thermiques. Lorsqu’elles sont aménagées, il faudra mettre l’accent sur les rampants, lors de la pose des isolants. Ils devront avoir une épaisseur minimale de 20 cm, afin de fournir une isolation efficace. Pour ce faire, les isolants les plus courants ont pour matériaux la laine de roche ou la laine de verre. Il y a également la laine de bois, les plaques en polyuréthane et celles de polystyrène expansé. Cependant, l’utilisation d’isolants minces est également possible (et même recommandée), afin de limiter la perte de volume habitable. Quel que soit le matériau utilisé.

Quels sont les facteurs clés d’une bonne isolation des combles ?

Les ponts thermiques sont à scruter et traquer, lorsqu’on réalise l’isolation des combles. En utilisant une caméra thermique (surtout en période froide), on détecte facilement ces zones de transfert de chaleur. Les vieux bâtiments en compte énormément, du fait de leur conception qui n’a pas tenu compte de ces considérations. L’épaisseur du matériau est également un facteur important. L’épaisseur minimale est de 12 cm, selon la norme MoPEC, équivalent au 20 cm des isolants en laine de verre. De nouveaux matériaux ont intégré le marché, permettant de réduire considérablement cette épaisseur : il s’agit des plaques en aérogel des PIV-panneaux isolants sous vide. Cependant, leur coût élevé et leur empreinte écologique importante les relèguent au second plan.

Le cas particulier des combles perdus

Comme leur nom l’indique, il s’agit de combles non utilisés, si bien que l’on pourrait être tenté de négliger leur isolation. C’est justement l’erreur à ne pas faire. Tout comme avec les combles aménagés, leur isolation doit se faire avec minutie. La première des choses à faire est d’isoler les câbles électriques et les foyers lumineux ; il ne doit pas y avoir de contacts directs entre les sources de lumière et l’isolant. De même, on vérifiera la présence ou non de trous et de fentes sur le plancher. Le cas échéant, il faudra les combler, avant de poser l’isolant. Lorsque le comble en question est accessible par une trappe, il faudra prévoir un isolant spécial (le caisson d’isolation de trappe), afin de maintenir cette accessibilité.

Comprendre les normes Euroclasses, CTSBAT QB et Effinergie

Les normes Euroclasses sont entrées en vigueur en 2002 et portent sur la résistance au feu d’un certain nombre de matériaux. Elles sont régies par la Directive européenne 89/106/CEE. La norme ou le label Effinergie, quant à elle, permet d’identifier les bâtiments à faible consommation énergétique, avec l’optique d’une réduction drastique des besoins en énergie et des émissions de gaz à effet de serre. La norme (ou qualification) CTSBAT QB se rapporte à la qualité des matériaux et procédés de construction, permettant d’attester du caractère sobre en énergie d’un bâtiment. Elle est importante pour les propriétaires engageant des travaux de construction et dans l’acquisition d’un bien immobilier.

Comprendre la résistance et la conductivité thermiques

Il s’agit de deux notions physiques renseignant sur la capacité des matériaux à conduire (ou transmettre) et la chaleur. La conductivité d’un matériau est d’autant plus faible que sa capacité d’isolation est élevée. Cette conductivité est représentée par le symbole ? (lambda). Mais il faut savoir que l’humidité peut être un facteur augmentant la conductivité d’un matériau donné ; il convient donc d’en tenir compte dans les travaux d’isolation thermique. La résistance thermique, quant à elle, est un paramètre déterminé à partir de la conductivité et l’épaisseur du matériau. Elle renseigne sur l’aptitude de ce dernier à se laisser traverser par la chaleur. Plus la résistance du matériau est élevée, plus il est isolant.

L’isolation thermique des combles, même si elle demande beaucoup d’attention, n’est pas pour autant difficile. En agissant en connaissance des normes, il est plus facile de la réaliser. Dans tous les cas, le recours à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) permettra de ne rien laisser au hasard.

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